Les jeux vidéo, ce mal absolu…

2 03 2010

Dans les années 1990, les bien-penseurs prédisaient le déclin et même la mort des jeux vidéo. Trop abrutissants, trop débiles, trop violents, trop révolutionnaires, en fait. Aujourd’hui, ils sont encore nombreux à vouloir voir crever Mario, Ezio Auditore (Assassin’s Creed) et leurs congénères qui évoluent sous nos doigts.

Oh mon Dieu, une hache !

Tiens, tenez ma belle-soeur. Elle ne rate jamais une occasion de me rappeler que les jeux vidéo, c’est violent. « Ce robot qui court après une fillette, c’est horriiiiiible ». « Il faut vraiment être tordu pour sortir des jeux comme ça, il paraît même qu’on peut violer des filles », m’a dit un proche récemment. Tous savent pourtant que j’aime les jeux vidéo. Tous méconnaissent la variété et la profondeur de cet univers pas toujours impitoyable.

Alors STOP !!!!!! Arrêtons la désinformation. Les jeux vidéo ne sont pas dangereux. C’est l’usage qu’on en fait qui l’est bien davantage.

C’est vrai, il y a des jeux violents, tout autant que des films violents. Une exposition peut aussi être violente, vous prendre aux tripes, vous écoeurer, vous plaire. L’exposition Les Ecorchés (qui présentait des corps plastifiés) a d’ailleurs été censurée dans plusieurs pays dont la France. Mais quand on se rend à cette expo, on sait pour quoi on y va. Quand on achète un jeu vidéo, c’est pareil. Sauf qu’en plus, pour protéger les djeun’s des images et contenus violents, on a mis une signalétique (PEGI). L’âge requis pour le jeu est écrit dessus, comme le Port-Salut. Après, c’est aux parents de faire attention à ce que leur progéniture achète, à ce qu’ils font des jeux vidéo. Mais d’ici à ce que parents et enfants (et ados) se mettent à causer le même langage (et parler des jeux vidéo)…

Des assos se bougent pour changer ce constat. Citons celle-ci, par exemple, plutôt bien foutue.

Le pire dans cette histoire, c’est qu’on entretient des phobies idiotes alors que les jeux vidéo sont un genre à part entière. On préfère parler de l’ado désocialisé qui un jour a pris le flingue de ses parents pour dézinguer ses copains à l’école  (c’est bien évidemment en jouant à Gears of War 2 qu’il a appris tout ça…) C’est sûr, c’est plus vendeur que de parler de son grand-père qui a retrouvé un peu de sa mobilité (et oublié provisoirement son arthrose) en jouant avec le wii mote. Qui pour dire que les jeux vidéo améliorent les réflexes ? Que ça défoule, tout simplement ? Qu’on peut adopter un clébard à la trogne sympathique pour le customizer et le faire évoluer (genre l’Eye Pet) ?

il est mignon le Eye Pet

Un Eye Pet tout coloré

Seulement voilà, les anti-jeux vidéo agitent le chiffon rouge. Et sombrent dans le délire le plus complet. Un exemple ? Comparer les jeux vidéo à la drogue. Si si, y’en a qui osent !

La télévision aussi c’est mal. Prenez le « Jeu de la mort », un documentaire qui va bientôt sur France 2. Les gens, on les invite à un jeu télé (en fait c’est un jeu télé bidon). Ils savent que c’est une émission pilote. Le principe du jeu : quand le concurrent répond mal, on lui envoie des décharges électriques. Jusqu’à plus de 500 volts !!! Et 100 % des joueurs ont accepté le principe (et en gros devenir un bourreau).

Les gens n’ont visiblement pas besoin des jeux vidéo pour devenir violents ou même tortionnaires…

Ce qui me rassure, dans tout ce magma, c’est que plus on tape sur la tête de Kratos (God of War) et de Marcus Fenix (Gears of War), plus les jeux vidéo se vendent.  Mais sinon, j’adore ma belle-soeur.

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3 responses

3 04 2010
Hellowop

« Et 100 % des joueurs ont accepté le principe (et en gros devenir un bourreau). »

T’as pas du regardé l’émission en entière, tous ne sont pas d’accord lorsqu’ils se rendent compte que ça fait « réellement » souffrir.

Puis, c’est Kratos et non Cratos.

3 04 2010
samcogez

Salut,

oui en effet c’est Kratos avec un « K », car ce n’est pas le vrai Cratos de la mythologie. J’ai vérifié 😉 Petite erreur qui a depuis été rectifiée dans les autres papiers consacrés à GOW 3.

Par contre pour « Le jeu de la mort », les candidats ne pouvaient pas ignorer qu’en envoyant des décharges ils devenaient bourreaux quand même. On est monté haut dans les décharges. Certains se sont quand même rendus compte que ça faisait souffrir, mais cela ne les a pas empêchés de continuer, sous la pression du jeu (et du contexte autour).

3 04 2010
samcogez

… même si visiblement ça les emmerdait de poursuivre le jeu… Z’étaient pas trop à l’aise les candidats

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