Chroniques de jeux

Ici, les jeux passent entrent mes doigts et sont cuisinés pour en extraire la substantifique moëlle. A retrouver également fréquemment sur http://www.lavoixdunord.fr

  • Red Faction : Armaggedon, mi-Gears of War, mi -Dead Space, vous envoie dans les entrailles de la planète Mars pour dézinguer du Alien peu porté sur l’accueil depuis qu’ils veulent récupérer leur home sweet home. Publié par mes soins sur La Voix du Nord.
  • Lego Pirates des Caraïbes est un énième jeu où l’on incarne les célèbres figurines en plastique jaune. Après avoir campé les personnages de Star Wars dans Lego Star Wars, cette fois c’est Jack Sparrow qu’il faut guider dans l’aventure. Le test vient d’être publié lundi par La Voix du Nord, sous la plume de mon confrère François Léger.

  • Tron Evolution, nouveau titre de Disney en lien avec la sortie du film Tron l’Héritage. Pas une grand jeu mais les fans apprécieront. La présentation ICI, made in Voix du Nord.

  • Metroid Other M, la suite tant attendue des aventures de Samus, qui ont débuté il y a fort fort longtemps sur NES, puis sur Gameboy. Cette fois c’est sur la Wii. Mon collègue de La Voix du Nord Yann Segers l’a testé. Son avis ici.

  • Leelh, ou le jeu vidéo post-apocalyptique qui a imaginé Lille détruite. C’était sans compter sur la force de la baraque à frites, messieurs les concepteurs ! Il s’agit d’un jeu massivement multijoueurs qui cartonne en ligne. Made in Ch’tis !

Même la Déesse place de Gaulle a chuté. Mais la VDN est-elle toujours debout ?


  • Tom Clancy’s Hawx 2, simulation hyperréaliste  de combat aérien. Il faut dézinguer des rebelles et séparatistes dans le désert ou dans les républiques caucasiennes.


  • Splinter Cell Conviction, la révolution Sam Fisher. Fini l’infiltration pure, place à l’action. De quoi perturber les joueurs, mais de quoi relancer aussi la série ?

Voilàààà, c’est finiiiiii. Les amateurs de la série Tom Clancy’s Splinter Cell en sont tout déroutés. J’entendais par-ci par-là : « ouais on a tué le côté infiltration de Splinter« , ou alors « c’est super, ça renouvèle tout le genre de la série ». Alors j’ai voulu percer le mystère et je viens d’achever ce nouvel opus des aventures de Sam Fisher.

Bon, d’abord un constat : le jeu est graphiquement superbe,avec une mention particulière aux projections scénaristiques sur les éléments de décor (en noir et blanc, très cinématographique).

ça donne ça : pas mal les effets ciné !

Ensuite, l’évolution du personnage Sam Fisher est très intéressante. Fini les ronds de jambes et les formules de politesse, Sam Fisher se lâche, fait des interrogatoires musclés, balance des ordis à travers les fenêtres, exécute froidement ses adversaires (là où il se contentait d’assommer auparavant).  Car Sam, il est pas content. On a joué avec ses nerfs, il pense sa fille morte, il n’a été qu’un pion sur l’échiquier des agents secrets. Et la vérité, ça fait mal ! Alors il a la rage Sam.

Pas content !

Balancer les ennemis par la fenêtre, plutôt bien rendu !

Le pitch est un peu difficile à cerner, et pas toujours limpide. On comprend que Sam Fisher a été utilisé par son ancienne agence Echelon 3 et qu’un sale coup se prépare du côté de la Maison blanche puisqu’il est question d’attentats en plein Washington (ce qui sera le cas, les images de chaos sont d’ailleurs bien sympas). Et la présidente US est clairement menacée de mort (on dirait Sarah Palin croisée avec Michèle Alliot-Marie, by  the way). Voilà, c’est grosso modo le scénario, outre le fait que Sam Fisher découvre que sa fille n’est pas morte (gros spoil, désolé). Elle a été planquée sous une fausse identité par la fameuse Grim, pour l’efficacité de Sam en tant qu’agent.

Côté gameplay, c’est la révolution. L’infiltration est toujours là, surtout au début, mais à partir de la moitié du jeu… c’est carrément de l’action à l’état brut. Il faut certes toujours se cacher, passer dans les zones d’ombre pour se dissimuler (saluons l’effet noir et blanc pour signifier qu’on steack hachés…) Ramper sur des gouttières, passer par les fenêtres, c’est toujours assez grisant. Sans oublier les lunettes infrarouges des Splinter qui permettent de voir à travers les murs ou de distinguer les systèmes d’alarme à mitrailleuses mortelles ! Le passage dans l’agence Echelon 3 est d’ailleurs bien ardu et nécessite beaucoup d’attention et de concentration.

A signaler un étrange passage au Moyen-Orient. Bizarre dans le scénario...

Mais dans de nombreuses phases du jeu, c’est assez bourrin. Pas de possibilité d’éviter la confrontation, il faut y aller à la grenade à fragmentation, flash ou IEM. Impossible de tuer sans se faire voir (et là, les fans de Splinter déchantent). Cela permet de se défouler, de varier les armes, mais c’est parfois assez désarçonnant. On se croirait dans Gears of War, la tronçonneuse et les Locustes en moins. Et pas toujours évident, il faut le reconnaître, dans la maniabilité. Certaines armes ont franchement peu d’intérêt et les améliorer ne change pas la donne. On se demande même ce qu’on améliore… (précision ? Dommages corporels ? De toute façon je préfère le silencieux).

Sélectionnez, tirez, exécutez, c'est gagné !

Dans la mesure où c’est nouveau dans Splinter Cell, on excusera ces quelques soucis. Un bon point tout de même pour le système d’exécution. Il faut avoir zigouillé quelques ennemis à la main (le silencieux est recommandé) pour prétendre à ces exécutions. Vous « marquez » vos ennemis et hop, un coup de « Y » et voilà 2-3 ennemis hors d’état de nuire. Vraiment sympa.

Alors voilà, Splinter Cell à l’ancienne, c’est fini. Place à l’action brute, à l’exécution, souvent pour le meilleur, jamais pour le pire. On prend du plaisir, même si la campagne solo est exécutée en 6-7 heures maxi. Pour le reste, il y a un mode « coopération » apparemment très bien foutu avec des niveaux et des lieux différents. Je ne l’ai pas testé ce mode « coop », mais on m’en a dit du bien.

Ce virage à 180 degrés durera-t-il ? Je vois pas Sam Fisher s’apaiser et renoncer à mettre des pains.



  • Blazblue : Calamity Trigger, un Street fighter plus technique à la sauce Miyazaki.

Tiens, pourrituuuure de communiste !

Cela faisait un petit moment que je ne touchais plus aux jeux de baston en 2 D. D’abord parce que je n’ai jamais la patience d’aller lire le tutorial, ce qui engendrait un certain sentiment d’impuissance… Taper dans tous les coins pour rien relève ensuite plus de la thérapie par le « clic » que d’une réelle envie de réussir les combats.

Ensuite, il faut reconnaître qu’à part Street Fighter et ses personnages hauts en couleurs (et aussi le côté affectif), aucun jeu ne me faisait triper…

Et puis j’ai découvert Blazblue : Calamity Trigger. J’étais justement blasé du genre (oulà),  un peu aigri. Je me disais qu’à part jouer au bar du coin à Street Fighter ou l’ancêtre Mortal Kombat, aucun jeu ne pouvait m’apporter de satisfaction dans mon salon. J’avais grandi. J’étais devenu un vieux con nostalgique. Je me trompais.

On m’avait dit te pose pas trop de questions… (v’là que je parodie Bruel). On m’avait dit que c’était un jeu très attendu en Europe, car déjà sorti au Japon et aux Staïïïïtes il y a un an. Et bien messieurs dames, ça valait quand même le coup d’attendre. Je ne suis toujours pas un fondu du genre, mais là, y’a de l’originalité.


La galerie de personnages est vraiment sympa, avec de vraies gueules, des personnalités différentes (du bourru, du sympa, du prétentieux, du monstrueux…), des décors sublimes, et des animations très réussies, et tout plein de femmes plus ou moins vêtues, et dont les armes sont très affûtées : y’en a même une qui tire au flingue quand elle s’énerve.

Et puis il y a aussi le gameplay, très subtil et bien plus technique que la moyenne. D’ailleurs, il vous faudra quelques heures pour maîtriser la pléïade d’attaques et autres parades-ripostes possibles. Faire start régulièrement pour se rafraîchir la mémoire. Les combinaisons de coups sont nombreuses, variées, parfois impressionnantes (un peu trop rarement d’ailleurs à mon goût).

Des tigresses, j'vous dis !

Résultat : des combats haletants, des coups impressionnants (selon la jauge d’énergie envoyée) et l’impression de jouer sa vie toutes les secondes.

Enfin, j’ai particulièrement adoré l’ambiance sonore et graphique du jeu. Les japonaiseries, faut aimer. Je ne suis pas toujours client mais quand ça fonctionne, faut le dire. Les couleurs de Blazblue sont superbes, certains personnages sont carrément jouissifs et très louches (ou chelous, selon votre âge). Leurs attaques sont très personnelles, parfois même poétiques (mais redoutables). Un coup de bambou par ci, un coup de rose par là. Ils semblent tout droit sortis du voyage de Chihiro, de Miyazaki.  Vous me croyez pas ? Matez plutôt les jumeaux !

Un ectoplasme noir aux pouvoirs surnaturels

Son arrière cousin dans Chihiro. Frappant non ?

Disponible sur Xbox 360, PS 3 et PC. Comptez un bon 50 euros. Editeur : Aksys Games.


    • Dante’s Inferno, un sous God of War mais sympa à jouer quand même. C’est Visceral Games qui nous le propose. Vous descendez en enfer avec moi ? Attention, on a parfois la nausée.

Même pas peur, j'suis communiste

Après Bayonetta et Darksiders, et avant God of War 3, voici Dante’s Inferno, nouveau « beat’em all » démoniaque. L’histoire d’un homme, Dante – anéanti après que son épouse a été massacrée à cause de ses propres exactions – qui descend en enfer pour sauver celle qu’il aime. Mais il est un peu lourd notre ami Dante. Il n’a que le nom Béatrice à la bouche (sa bien aimée, nul besoin de préciser).

En fait, à chaque fois qu’il parle, il veut Béatrice le nigaud, comme un gosse veut son biberon. Après quelques heures de jeu, on a envie de lui dire « Mais ta gu…. avec Béatrice », t’avais qu’à ne pas la tromper. Car oui, si elle a été massacrée et si l’Enfer en a fait sa muse, c’est parce que Dante n’a pas été sage et s’est jeté dans les bras de la première bimbo venue.

On devine cela au cours de quelques scènes de cinématiques plutôt originales et bien foutues (photo ci-dessus), de type Comics. On y voit un prêtre pardonnant tous les pêchés des soldats (y compris massacres, viols…, un bon coup de griffe au passage contre la religion), ou encore Dante s’adonnant aux plaisirs charnels avec une blondasse qui fait du topless. La guerre, ça a du bon…

Lepitch est donc tout simple, et de toute façon on n’est pas là pour se prendre la tête. Mais le scénario a le mérite de planter un décor, voire une ambiance infernale. Au départ c’est sympathique, original tout au moins. Avec tous ces gens qui tentent désespérément d’échapper à l’enfer, qui passent les bras par les grilles de prison (des geôles dans les murs !) et gênent même votre progression. C’est un peu l’enfer comme dans Les Chevaliers du Zodiaque, je ne sais pas si vous situez (celui avec Masque de Mort, Death Mask, où tous les morts convergent vers le puits des enfers… vous ne voyez pas ? C’est pas grave).

Mais vite, les cris des damnés deviennent lassants et très répétitifs pour peu qu’on s’attarde quelque part. Même si s’attarder n’est pas conseillé…

C’est aussi l’un des points faibles du jeu : on subit des couloirs, sans pouvoir même tomber. Impossible de profiter des décors, de pouvoir se promener. De toute façon, on en a pas très envie. L’angle vidéo choisi pour la caméra est rarement le bon, parfois on perd de vue les accès et sorties, voire carrément notre personnage principal, qui disparaît comme par enchantement. On en perd la tête et le sens de l’orientation. « J’suis où ? Ah ouais, c’est bon, je me suis retrouvé, j’étais sous la patte du monstre à une dent »…

Sans parler des petites énigmes à deux sesterces qui viennent s’insérer entre deux scènes de baston. Il faut aimer. Personnellement, je les trouve inutiles, voire navrantes. Comme bouger cette caisse en bois pour pouvoir accéder à un étage supérieur où pleurniche un personnage… Super, on se croirait à Fort Boyard. Mais bon, ça permet de souffler.

Autre nullité de taille : les derniers niveaux du jeu. Sans spoiler quoique ce soit, on doit affronter les mêmes ennemis sur la même arène de jeux, de différentes manières, avec ou sans pouvoir, en l’air ou pas en l’air… Et ça se reproduit 10 fois (Malebolge 1, 2, 3… 10).  Complètement nul, comme si l’éditeur avait eu la flemme de se creuser le crâne. Un vrai tunnel tout pourri qui fait tache.

Mais passées ces boulettes de réalisation, on fonce. Il faut donc traverser les 13 niveaux de l’enfer muni d’une faux piquée à la Mort elle-même. On étripe monstres et démons chez Lucifer, tout en pouvant compter sur des pouvoirs conférés par les âmes des damnés que l’on peut absoudre (ou condamner c’est ça le principe de l’Au-delà paraît-il). Des damnés qui prennent des formes et apparences variables (y’en a un qui vous chie et vous vomit même dessus). Parfois, ce sont des bêtes gigantesques, d’autres fois des vieux squelettes brûlants, voire carrément des bébés avec des épées en guise de bras… Ils courent vite d’ailleurs ces saloperies de mioches !

Pas content l'animal !

Les techniques d’attaque de Dante sont même comiques, comme quand il envoie des croix blanches au visage des damnés pour les absoudre (on dirait un fan du groupe Justice qui aurait mal tourné).

Ecoute Justice, ça balance !

Volontiers gore, le jeu se prend très vite en mains. Le principe d’absolution/damnation est plutôt bien senti, en tous cas bien dans le scénario. Même si on sent clairement parfois que des scènes ont été négligées et que les décors auraient pu être améliorés. Sans parler de la linéarité du jeu. Faut suivre le mouvement et le troupeau de monstres, c’est tout. Mais c’est défoulant quand même.

A noter que Dante’s inferno a un autre mérite : avoir réussi à conserver le côté luxure de l’enfer. La nudité et la sexualité ne sont pas éludées, loin de là. Y’a du boobs (du nichon quoi), de la fesse… L’Enfer est sauf.

Je me rends, je me rends !


Sur Xbox 360, PS 3 et PSP, par Visceral Games. Interdit aux moins de 18 ans.

Paru (sous une forme plus décente) dans La Voix du Nord le 14 février.


  • Assassin’s Creed 2, indéniablement l’un des meilleurs jeux de l’année 2009. Impossible de se promener partout tant Venise et Florence sont vastes. En attendant Rome pour Assassin’s Creed 3

Même la nuit, c'est beau !

C’était l’un des jeux les plus attendus de l’année 2009, avec Uncharted 2 (sur PS3). Tellement espéré qu’il fallait faire la queue trois quarts d’heure au salon du jeu vidéo à Paris pour apercevoir les premières images du jeu. Assassin’s Creed 2 nous promettait une immersion totale et une révolution graphique. Pari tenu, et même un peu plus.

Il existe des jeux vidéo qui vous scotchent au point de vous faire perdre toute notion de temps. Par leurs graphismes, par l’intrigue, par l’ambiance, ce je ne sais quoi qui donne une épaisseur incommensurable à votre console. Assassin’s Creed 2, oeuvre pharaonique d’Ubisoft, fait partie de ces jeux bibliques qui font ou feront date dans l’histoire du jeu vidéo. La cinématique d’introduction est certes longue mais nécessaire pour comprendre le scénario. Vous incarnez Desmond, un jeune homme un brin prétentieux qui, dans le premier Assassin’s Creed, a découvert une réalité hallucinante. Depuis des siècles, les Templiers font tout pour récupérer des objets magiques (des artefacts, dans le jargon des jeux vidéo), qui leur permettraient de dominer le monde. Sur leur route, il y a les assassins, qui veulent empêcher ce complot.

Pour cela, il faut remonter le temps… et la génétique. Un petit groupe d’assassins s’est donc constitué et, via une machine qu’on appelle Animus, envoie ses hommes dans le passé de leurs aïeux, par leur ADN.

L’animus, ça ressemble à ça.

On dirait une cabine d'UV non ?

Dans le premier opus du jeu, Desmond repartait à l’époque des Croisades. Cette fois, pour vaincre, il devra incarner le rôle d’Ezio Auditore, dans l’Italie de la Renaissance, en 1476. À Florence pour commencer, puis à Venise, et enfin Rome. Histoire d’exacerber un peu plus la révolte d’Ezio, celui-ci voit (au cours des premières heures du jeu) son père et deux de ses frères exécutés en place publique. C’est un complot.

La principale force du jeu réside dans l’exploration incroyable des différents niveaux. Les reconstitutions de monuments (comme la basilique Saint-Pierre de Rome ou la cathédrale Santa Maria Del Fiore de Florence) sont bluffantes, les tenues sont d’époque, et certaines figures historiques (Léonard de Vinci, les Médicis…) font même des apparitions très remarquées.

Hum... où est-ce que j'ai fourré mes clefs de bagnole ?

Gadgets ? Que nenni ! Tout élément sert un scénario bien ficelé, émaillé de nombreuses missions à réaliser, et de parties de bastonnade d’un impensable réalisme. Ezio possède en outre toute une panoplie d’armes sophistiquées, allant de la double lame (pour assassiner deux ennemis à la fois) à l’ancêtre du pistolet, conçu par Léonard de Vinci lui-même. Au fil du jeu, vous apprenez des techniques pour parvenir à vos fins, comme vous fondre dans la foule, et même voler comme un vrai pickpocket ! Les interactions avec la foultitude de personnages déambulant dans les rues sont permanentes et surprenantes. Même si, après quelques heures, l’accent italien d’Ezio est lourd, on ne veut que s’incliner devant ce jeu exceptionnel.

Disponible sur Xbox 360 et PS3.


  • Premier de cordée : Bioshock 2, où comment surnager dans une cité sous-marine  gangrénée par des junkies, fruits d’une expérience qui a mal tourné.

Une fifille sur un robot

  • Batman Arkham Asylum, le justicier masqué revient pour arrêter le joker chez les fous.
C’est l’un des jeux les plus aboutis de l’année 2009. Avec Batman Arkham Asylum, Eidos Interactive redonne du souffle à ce bon vieux Bruce Wayne, à nouveau confronté à la folie meurtrière du Joker, plus sarcastique et clownesque que jamais. Dans une ambiance gothique à souhait, Batman promène sa cape et son attirail dans les entrailles d’un asile où grouillent ses pires ennemis.
Le Joker a plus d’un tour dans son sac. Alors qu’il vient de se faire arrêter (trop) facilement, l’ennemi juré de Batman parvient à se libérer de ses chaînes, juste avant d’intégrer l’asile d’Arkham.
C’est sur cette île, située à deux brasses des gratte-ciels de Gotham City, que les pires criminels de la ville sont réunis et surveillés par une cohorte de gardes rapidement dépassés par les alliés maléfiques du Joker. Batman, qui avait flairé l’embrouille, se lance donc dans cet asile pour contrer les plans du Joker et de ses amis, et libérer certains otages, comme le commissaire Gordon ou le directeur de l’unité psychiatrique.

Tu veux jouer au boomerang avec moi dis ?

D’emblée, le jeu interpelle par ses graphismes, très soignés. L’asile d’Arkham est un petit bijou de labyrinthe, gothique au possible, peuplé de détenus plus fêlés du caisson les uns que les autres. On retrouve notamment Poison Ivy,
le monstrueux Killer Croc, la charnelle Harley Quinn ou encore le terrible Épouvantail.
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La redoutable Poison Ivy, troublante de sensualité
Chaque détail est étudié. Les animations sont superbes, l’introduction du jeu grisante. La grosse innovation réside dans la possibilité de se déplacer en vision-nocturne, et donc de voir à travers les murs. Entre deux quêtes, la voix et les sarcasmes du Joker résonnent dans l’asile et donne au jeu une ambiance exceptionnelle. Et voir l’homme chauvesouris s’infiltrer, voler, pendre ses ennemis en silence, lancer le batarang (son boomerang), utiliser du gel explosif ou se servir de la tyrolienne pour aller d’un bâtiment à l’autre a quelque chose de jouissif. Même en l’absence de batmobile !

La tête en bas, pour surprendre l'ennemi : fallait y penser !

En outre, si la durée du jeu peut paraître un peu courte (comptez une quinzaine d’heures), le foisonnement de missions, d’énigmes et la découverte des personnages donne une épaisseur fantastique à cet opus vidéoludique.
Les fanatiques de Bruce Wayne en auront pour leur argent puisque le jeu propose d’accéder aux profils des personnages, à leur histoire, et mêmes aux entretiens des patients ! Batman Arkham Asylum est un jeu complet, prenant,
glauque, un poil redondant (surtout quand il s’agit d’affronter les boss), mais d’une telle beauté qu’on en adopterait une chauve-souris !

Pas évident de mettre la main sur le Joker


Disponible sur Xbox 360, PS3, et sur PC. Sur PC, il vous est possible d’acheter
des lunettes 3D pour vous imerger encore plus. Prix du jeu : 60 €.

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